Le petit bout si mignon, édenté, riche de grands sourires charmants et à croquer tel que je l’ai connue se cache bien en ce moment à mon grand désarroi. Il se transforme très souvent en un petit monstre, qui s’oppose à tout, pleurniche et hurle pour presque rien.
Il me suit dans toutes les pièces, même aux toilettes… Et peut geindre pendant un quart d’heure ou plus, si je ne vais pas dans son sens, peu importe si je me prépare à aller travailler ou non.
Mon fils c’est sans conteste mon rayon de soleil, je donnerai ma vie pour lui mais j’avoue qu’il y a des jours où je me sens excédé bien que je prenne tout à la dérision.
Être, excédé par son gamin de deux ans et demi, est-ce normal ? Où suis-je simplement une mauvaise maman qui ne sait pas comment s’y prendre face au stress de son bambin ? Vous reconnaissez-vous dans ce genre de phrases culpabilisantes ?
À sa frustration constante, j’ai essayé quelques astuces comme le punir, lui dire de se calmer dans la chambre, l’imiter quand il pleurniche… Mais ça ne fonctionne qu’une fois sur 10.
J’ai entrepris de discuter, de dessiner les émotions au travers des smileys sur un tableau, pour qu’il se situe mieux et m’explique ses états d’âme avec son langage, ses mots.
Il m’arrive face à une crise de me diriger avec lui sur le livre en colère de Cédric Ramadier ou celui des petites émotions de Daniel Roode pour dédramatiser la colère. Mais ça aussi ça marche moyennement !
J’ai essayé l’indifférence aussi …sans succès!
Il arrive tout de même qu’il me surprenne avec des câlins et qu’il s’amuse à chantonner les refrains de mes chansons préférées. Il me demande quelques fois quand je suis triste « ça va maman? ». Il lui est arrivé plusieurs fois de dire en me chuchotant à l’oreille « je t’aime maman ».
Ces moments par contre, m’aident à lui donner un peu plus chaque jour pour qu’un jour, il soit en Age de comprendre que » Ce sont les petits moments d’amour du quotidien qui rendent une vie riche de bonheur ».
Bisous à nous toutes.
